Les Outils

Un artiste se défini par ses œuvres, un artisan par ses mains.


tournage multi-axe

Le tour à bois

Une fois mon bois sélectionné, l’œuvre en tête, mon premier travail se fait au tour à bois. On coupe, on gratte, on racle… Le fil du bois croise celui de la gouge, les copeaux volent, une forme apparait, dégrossie, parfois complexe.

gouge forgé maison

Le tour à bois n’est pas tout seul, il donne de nombreuses possibilités, on peut désaxer, percer, creuser. On cherche des prises sur le bois pour le tourner dans un sens puis un autre. On peut soutenir le tour pour travailler des pièces très fines. On enchaine, on visse, on ficelle, on forge, on invente tant que le tour n’a pas donné le meilleur de lui-même.


sculpture sur le tour

La sculpture

Difficile de dire quel est l’outil du sculpteur…. La gouge, le ciseau, la râpe, la meuleuse, la fraise…. Les possibilités sont aussi nombreuses que les outils, les formes sont variées, avec ou sans moteur, pour dégrossir comme pour les détails.

sculpture à la fraise

En revanche, ce qui est indispensable, c’est de la finesse, de la précision et de la suite dans les idées. On détaille les formes, on termine ce que le tournage ne savait pas faire, on coupe, on ponce, on gratte. On reste attentif a chaque mouvement, la fibre du bois ne laisse pas de place à l’approximation.


moi en train de pyrograver

Les finitions

Textures et couleurs. C’est pour moi là que se joue le réalisme de mes œuvres et les mots clefs sont ici la patience et le soucis du détail. Le ponçage bien sur, qui donne au bois sa finesse et ses patines si précises, qui dévoile ses lignes et ses courbes. Mais parfois c’est une brosse bien dure qui donnera le ton, ou le pyrograveur, le travail d’une fraise minuscule tournant à une vitesse prodigieuse, le coup de ciseau, tout en caresse, marquant le bois en creux.

crayon de couleur sur fond de vernis

Puis vient la couleur, étape finale d’une gestation longue et fascinante. Par petites touches discrètes ou grands aplats de poudre, posée, crachée, soufflée, tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins. L’aérographe et son panache délicat, le pinceau, la bombe, le crayon de couleur. Dorures ici, pigments par là, acryliques, encres, délicatesses.